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     L'environnement du commerce mondial    
 

Le commerce mondial est régulé par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). L'Omc est issue du dernier cycle de négociations menées dans le cadre du GATT, l'Uruguay Round, qui s'est terminé en 1994 à Marrakech au Maroc. L'accord de Marrakech prévoyait, non pas de remplacer le

Le siège de l'OMC à Genève
GATT qui, comme son nom l'indique, est un accord général sur le commerce et les tarifs douaniers, mais de créer une Organisation mondiale de commerce. Le Gatt n'était qu'une sorte de secrétariat, de clubs de pays qui se réunissaient régulièrement depuis 1948, pour tenter de diminuer les obstacles au commerce et réduire les droits de douane. Les négociations sont devenues très complexes. Les dernières, celles de l'Uruguay Round, ont duré huit ans, de 1986 à 1994.

L'OMC régit, à la différence du GATT, non seulement les échanges de biens, mais aussi celles des services, la propriété intellectuelle et les investissements. Il fallait donc la créer et à l'intérieur, mieux organiser le règlement des différends et des conflits. Pour arriver à cette fin, l'Organisation a mis en place des " panels " capables de prendre des décisions et des sanctions.

Toutes ces actions ont permis d'améliorer le commerce mondial, et partant, d’apporter la croissance des économies dans le monde.

Lors de la conférence de Doha en novembre 2001, un nouveau cycle de négociations baptisé "Doha Development Round" devant se clôturer fin 2004. a été lancé. Des lignes directrices ont été adoptées. Il a été notamment prévu que la conférence à mi-parcours des négociations de Cancùn au Mexique (septembre 2003), soit l'occasion de définir les modalités de ce cycle de négociations commerciales multilatérales. La conférence de Cancùn s'est terminée sans résultat et a été un échec cuisant pour l'Organisation Mondiale du Commerce.

Encore plus de temps pour l'aboutissement des négociations du cycle en cours

L'événement notoire à Doha a été que, pour la première fois, les pays en développement ont eu leur mot à dire. En effet, l'Inde a menacé de faire capoter la négociation si on ne donnait pas aux industries pharmaceutiques du Tiers-Monde la possibilité de fabriquer des médicaments génériques afin de pouvoir lutter contre certaines épidémies. L'autre événement de Doha a été l'adhésion à l'Omc de la Chine. Désormais, les seuls grands absents à l'Omc, sont les pays de l'ex-URSS, Russie comprise. Tout semblait indiquer que les choses sont sur la bonne voie.

Il fallait attendre Cancùn pour être désillusionné et admettre aujourd'hui qu'il faudra un peu plus de temps pour boucler le cycle de négociation de Doha. Même s'il est difficile de trouver des causes précises à l'échec des discussions, étant donné la complexité d'un cadre de négociations qui fait intervenir 150 Etats, on peut néanmoins soutenir que celui-ci est attribuable à trois facteurs essentiels :

- Premièrement, les participants ne s'entendaient pas sur l'opportunité de discuter des quatre " dossiers de Singapour" portant sur l'investissement, la politique de concurrence, la facilitation du commerce et la transparence des marchés publics.

- Deuxièmement, un fossé séparait la nouvelle coalition du " G20 " -dirigée par le Brésil, l'Inde et la Chine - des Etats -Unis et de l'Union Européenne, au sujet de la réforme agricole.

-Troisièmement et enfin, les acteurs ont été incapables de discuter d'une proposition présentée par quatre délégations de l'Afrique de l'Ouest en vue de réduire les subventions à effets dévastateurs accordées pour le coton.

L'OMC va mal, certains parlent même déjà de l'échec du multilatéralisme face à l'avènement d'un nouvel ordre économique mondial. Faut-il être pessimiste à ce point ? Que non.

Il faut se rappeler que le Gatt, qui a précédé l'Omc a survécu aux nombreux hauts et bas des huit cycles distincts de négociations qui l'ont composés. Il ne faudrait pas considérer la réunion de Cancùn comme un coup fatal porté au Programme de Doha pour le développement. Il faut juste reprendre les négociations et user de patience. Les Etats membres de l'Organisation y ont intérêt.

A ce titre, la Banque Mondiale soutien que plus les échanges sont ouverts, plus la croissance économique mondiale est forte. Chiffre à l'appui, il a été démontré que l'avènement de l'Omc a contribué à augmenter le volume des échanges au niveau mondial ; seulement le succès du cycle de Doha accroîtrait le revenu mondial de plus de 500 milliards de dollars US par an d'ici 2015.

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